Contre les interventions repétées de la François Hollande dans le jugement rendu à l'encontre de Thierry Michel Atangana signer maintenant

Monsieur le président,

Dans un courrier en date du 21 janvier, vous avez répondu à l’appel à vous lancé par monsieur Thierry Michel Atangana. Ce « citoyen français » est aujourd’hui détenu au Cameroun à la suite d’une double condamnation. Une première à 15 ans de prison, et une seconde à 20 ans pour des motifs de détournements de fonds publics. Dans votre lettre, vous lui assurez de votre soutien en rappelant que vous ne manquerez pas « de lui (le président Paul Biya) dire à nouveau l'importance que j'attache à ce que votre cas fasse rapidement l'objet d'un traitement équitable ».  Faisant mention de la durée cumulée de ses peines (35 ans), vous dites qu’elles « obligent les autorités à sortir de la réserve habituellement de mise concernant les Français incarcérés à l'étranger ». Après cette première sortie, vous vous permettez encore le 31 mai de qualifier d’intolérable la situation d’un détenu qui n’est pas prévenu mais condamné. Au passage, vous enfreignez l’astreinte s’appliquant aux décisions de justice que personne ne commente en France.

Cette initiative est pour le moins étrange, et en contradiction flagrante avec la ligne de conduite que vous vous êtes jusqu’ici imposé. Nous pensons qu’il y a là un précédent dangereux, porteur d’équivoques qu’il vous faut sans délai lever.

La politique étrangère de la France : deux poids deux mesures ?

Florence Cassez, récemment libérée, à été condamnée au Mexique à une peine de 60 ans de prison. Lors de votre prise de fonction, vous avez mis un point d’honneur à mettre fin à la « gesticulation » ayant caractérisé l’action de la France dans les démarches entreprises afin de lui permettre de recouvrer la liberté. D’où vient-il que pour des peines cumulées de 35 ans, le gouvernement que vous dirigez s’oblige à sortir de la réserve à laquelle il s’est astreint dans le traitement du dossier Cassez ? La raison est peut-être ailleurs. Il apparaît que deux situations similaires, toute chose égale par ailleurs, impliquent une réaction différente. Peut être estimez-vous que le Cameroun est un « petit pays » à l’endroit duquel on peut se garder d’avoir les égards dus au Mexique. Si tel est le cas, cela signifie que la France, votre France, reconduit comme celle de Nicolas SARKOSY  les pratiques de la francafrique, faites de condescendance et de mépris à l’endroit des Etats africains et de leurs institutions.

La France et sa nationalité soutiennent-elles les fossoyeurs du Cameroun ? La nationalité

Monsieur le président,

Je tiens à rappeler, au cas où vous l’auriez oublié, que monsieur Thierry Michel Atangana a été condamné pour détournement de fonds publics. Il fait partie de ces prédateurs de la fortune publique qui spolient les populations africaines pour grossir les comptes en banque en France et partout ailleurs. Vous avez pris sur vous de soutenir un individu ayant été condamné pour des faits de détournements. Il n’est pas possible dans le cas présent d’invoquer la présomption d’innocence. La France est-elle devenue un refuge  des voleurs et des détourneurs de fonds publics ? Est-ce bien le message que vous souhaitez faire passer aux peuples africains ? La nationalité française donne-t-elle le droit à des individus de voler, tuer, spolier sans devoir rendre des comptes ? En prenant le parti de soutenir monsieur Thierry Michel Atangana, vous jetez un trouble sur la politique étrangère de la France. Qui la France soutient-elle ? Les peuples opprimés, spoliés, ou les spoliateurs et les oppresseurs ? Peut être vous êtes vous approprié les propos de Nicolas SARKOSY promettant d’aller récupérer les français emprisonné dans le monde, quoiqu’ils aient fait.

Monsieur Thierry Michel Atangana convoque aujourd’hui la nationalité française. Cela est fort opportun. Mais, à la survenance du litige avec l’Etat du Cameroun, cette nationalité a-t-elle été convoquée ? Lorsqu’il travaillait pour l’Etat du Cameroun, était-il citoyen français ? Invoquer la binationalité pour échapper à une condamnation en conformité avec le droit camerounais n’est-ce un peu léger ?

Améliorer le traitement du justiciable camerounais, ou celui d’un seul individu ?

Lorsque vous promettez  d’intervenir auprès du président Camerounais afin que le cas de cet  individu « fasse rapidement l’objet d’un traitement équitable »,  on peut se demander où sont passés les idéaux égalitaires qui ont toujours été portés par la gauche dont vous êtes issu.

S’il s’avère que son cas a été traité sans equité, il s’agit d’une injustice. Vous êtes effectivement fondé à tenter de réparer l’injustice qui a été commise. Si la lenteur caractéristique du traitement judiciaire de son cas est inhabituelle, il s’agit également d’une injustice qui doit être réparée. Mais, si l’inéquité et la lenteur sont le lot de tous les justiciables camerounais, alors, il faut plaider pour que la justice camerounaise soit plus diligente et équitable pour tous les citoyens et pas un seul, ou une catégorie particulière de citoyens. Vous pourriez par ailleurs apporter votre appui à l’amélioration du fonctionnement de la justice camerounaise.

Le respect de la séparation des pouvoirs vaut-il pour les autres Etats ?

Enfin, en promettant d’aborder le sujet avec le président de la république, vous sous-entendez peut être que la justice est aux ordres.  Si tel est le cas, votre rôle n’est-il pas plutôt de plaider pour une stricte séparation des pouvoirs. Rappelez-vous votre volonté de mettre fin à l’inféodation en France du judiciaire au politique. Cet état de chose était caractéristique des réformes du sarkosysme. Comment pouvez-vous conforter ailleurs ce que vous jugez dangereux pour les citoyens français ? Les camerounais seraient-ils devenus des citoyens aspirant, moins que les français à une justice équitable et indépendante ?

Monsieur le président,

Votre action initiative dans l’affaire Thierry Michel Atangana est des plus équivoque. Monsieur Thierry Michel Atangana a été condamné. L’affaire revêt dès lors, l’autorité de la chose jugée. Au mieux, la France peut-elle actionner les mécanismes de coopération bilatérale permettant à cet individu, camerounais par ailleurs, (le Cameroun ne reconnait pas la double nationalité) d’être extradé en France pour y purger sa peine. Les petits arrangements dont vous vous rendez coupables dans cette affaire son inacceptables. Demander à l’exécutif d’intervenir dans une décision de justice, n’est pas souhaitable. Vous-même, chef d’ l’exécutif en France n’êtes à la connaissance du grand public jamais intervenu dans le fonctionnement judiciaire, alors, comment comprendre que vous le fassiez dans le cas présent ?

Nous citoyens camerounais, considérons qu’il est intolérable qu’un individu, fut-il président de la république d’un pays ami commente une décision de justice ou tende à s’immiscer dans son fonctionnement. Nous vous demandons à l’avenir de vous abstenir de tout commentaire relatif au fonctionnement de notre institution judiciaire.

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Patrick Philippe RifoePar :
Politique internationaleIn:
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François Hollande

Tags

décision de justice, thierry michel atangana

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