Au nom d'un peuple oublié signer maintenant

Au nom du peuple oublié,

Depuis le début de l’année 2011, l’actualité internationale est dominée par le soulèvement populaire dans certains pays arabes vivant depuis plusieurs décennies dans des conditions sociales et politiques difficiles.
Tous ces évènements ont été relayés par les médias et ont suscité des réactions de la part des politiques à travers le monde.
Néanmoins un seul pays semble ne pas bénéficier de cette chance : le Bahreïn.

Au Bahreïn, cette petite île, un peuple est descendu dans la rue, s’est mobilisé pacifiquement, en s’inspirant des mouvements populaires de Tunisie et d’Egypte, afin de satisfaire des revendications légitimes :

- La fin des discriminations quant à l’accès au logement, aux services sociaux, aux soins et à certains emplois de la fonction publique.
- Une plus grande liberté d’expression, de culte et davantage de perspectives d'avenir pour la jeunesse.

Dès lors, le régime a imposé à la révolution pacifique populaire une guerre, alors que le peuple exigeait des réformes politiques et sociales.

Les forces de sécurité bahreïnies ont eu recours à une force excessive pour réprimer les mouvements de protestation, tuant et blessant des centaines de manifestants, bafouant les droits de l’Homme, justifiant toutes leurs exactions en prétextant le caractère confessionnel de la mobilisation.

« Mais ce qui se passe, à Bahreïn, n’est en aucun cas une mobilisation confessionnelle »

En réponse à ces revendications légitimes, les forces de sécurité du Bahreïn, aidées par des milliers de soldats de la CCG (Conseil de Coopération du Golfe, en date du 14/03/2011), usent d’une force inouïe pour étouffer la contestation populaire, réprimant avec violence tout protestataire, détruisant entre autres le monument de la place de la Perle, symbole de la contestation, ainsi que 35 mosquées historiques, dont l’une vieille de 640 ans, selon le Président de la Commission des droits de l’Homme islamique, Massoud Shajareh.
Les organismes humanitaires ont tenté de décrire la situation catastrophique en vain:

- Sur son site, Médecins Sans Frontières (MSF) a condamné le 8 avril l'utilisation des infrastructures médicales pour réprimer les manifestants, empêchant les personnes blessées lors des affrontements de venir se faire soigner.

- Human Rights Watch (HRW) a publié un rapport, dans lequel, son directeur-adjoint chargé du Moyen-Orient, Joe Stork, affirme que « les objectifs de ces mesures brutales généralisées semblent être de réduire tout le monde au silence ».
- Bahreïn Center for Human Right déplore un grand nombre de blessés, des centaines de militants de l’opposition arrêtés ou portés disparus
, et des dizaines d’arrestations de responsables politiques reconnus.

- Amnesty International a dénoncé, à plusieurs reprises, les violences policières répétées à l’encontre des manifestants. Son secrétaire général, Salil Shetty, a qualifié de honteuse l'inertie internationale.

L’intensification de la répression, par l’arrestation d’avocats, de médecins (dont Dr Ahmad Jamal, président de la Société médicale de Bahreïn, et le Dr Nidal Khalifa selon HRW), de professeurs d’école, d’étudiants, et même de sportifs dans plusieurs villes du pays, est inacceptable.

Des journalistes et des responsables politiques ont été condamnés :

- Trois rédacteurs du journal "Al-Wassat", la principale tribune de l'opposition du régime des Al Khalifa, ont été accusés de publier de fausses informations et de perturber l'ordre public.
- Le chef du mouvement de l'opposition « Haq » Hassan Mashaimaa, le militant Abdeljalil al-Singace et Abdelwahab Hussein, chef du mouvement islamique « Wafa », ont été condamnés à la perpétuité.
- Le militant des droits de l'Homme, Abdelhadi al-Khawaja, a été torturé puis condamné à une peine de prison à perpétuité.
- Quant à Ibrahim Chérif, chef du mouvement « Waad », une formation de la gauche laïque, il a écopé d’une peine de cinq ans d’emprisonnement.

Depuis Février 2011, afin de montrer leur mécontentement, 18 députés de l’opposition ont démissionné.

Un groupe d’avocats arabes et bahreinis a porté plainte, auprès du Tribunal Pénal International, contre les gouvernements bahreïni et britannique, pour la répression des contestations populaires qui ont débuté à la mi-février.

Les autorités du Bahreïn doivent mettre fin à la répression envers les militants réclamant des réformes.

Alors même que « le printemps arabe » trouve un certain écho auprès du monde entier, pourquoi une telle indifférence des médias, des institutions politiques occidentales, des pays arabes, et des États-Unis, quant à ce soulèvement et cette répression brutale.
Alors qu’en Lybie les occidentaux se sont mobilisés et ont opté pour une intervention militaire, au Bahreïn l’option militaire (par l’intervention de milliers de soldats du Conseil de Coopération du Golf) a été validé par tous les pays occidentaux (les USA à leurs tête) afin de réprimer la révolte populaire et légitime du peuple du Bahreïn. Pourquoi une telle différence de traitement ?

Aucune discussion n’a eu lieu au Conseil de Sécurité des Nations-Unies sur la situation au Bahreïn, aucune exigence occidentale pour que le régime en place n’accède aux demandes légitimes de l’opposition.
Alors pourquoi un tel silence des politiques et gouvernements ?

L’absence même de condamnation dans les médias ne peut être que blâmable.
Qu’est-il advenu de l’indépendance, du courage et de la liberté de la presse ?
Est-il normal que les réseaux sociaux soient aujourd’hui le principal vecteur d’information de la situation dramatique au Bahreïn ?

« Silence is a war crime » (« le silence est un crime de guerre »), message du Bahreïn diffusé au monde entier et posté le 29 mars par le groupe facebook "opération Bahreïn".

La France, patrie des droits de l’Homme, se doit de dénoncer publiquement, de manière ferme et audible, cette violente répression, de faire pression sur le gouvernement du Bahreïn, sur ses alliés et sur les instances internationales (ONU, OTAN, CPI etc…) afin de stopper ce climat de terreur et favoriser le dialogue entre le régime et le PEUPLE. Mobilisons-nous pour faire entendre la voix du PEUPLE et se lever contre le silence honteux des gouvernements et des médias face à ces crimes.

Venez découvrir toute l’actualité du Bahreïn sur http://www.sosbahrein.com

Signez La Pétition

Signe avec Facebook
O

Si vous possédez déjà un compte effectuez le login, sinon effectuez l'inscription et signez en saisissant les champs ci-dessous.
Votre e-mail et votre mot de passe seront les données de votre compte, vous pourrez ainsi signer d'autres pétitions après avoir effectué le login.

Vie privée dans les moteurs de recherche? Vous pouvez utiliser un pseudo:

Attention l'e-mail doit être correct afin de pouvoir valider votre signature, dans le cas contraire elle sera annulée.

Je confirme l'inscription et j'accepte Utilisation et limitations des services

Je confirme avoir lu la Politique de confidentialité

J'accepte le Traitement des données personnelles

Babillard

Qui a signé cette pétition a également vu ces campagnes:

Signez La Pétition

Signe avec Facebook
O

Si vous possédez déjà un compte effectuez le login

Commentaire

Je confirme l'inscription et j'accepte Utilisation et limitations des services

Je confirme avoir lu la Politique de confidentialité

J'accepte le Traitement des données personnelles

Objectif signatures
178 / 1000000

Signatures Récentes

voir toutes les signatures

Informations

Fadi SafadiPar :
Politique internationaleIn:
Destinataire pétition:
Institutions Politiques, la société civil.

Partisans officiels de la pétition:
Comité de Soutien du Barheïn

Tags

Aucun tag

Partager

Invitez les amis de votre rubrique

Codes Pour L'incorporation

URL direct

URL pour html

URL pour forum sans titre

URL pour forum avec titre

Widgets