Pour la réintégration de Catherine, institutrice victime d'un licenciement abusif. signer maintenant

Elévons-les !
« Le seul homme à ne jamais faire d’erreur , est celui qui ne fait rien » . Théodore Roosevelt , 1858 – 1919

La critique est aisée mais l’art est difficile (maxime de morale)


Rien de ce qui mérite être su ne s’enseigne (Oscar Wilde)


Compte-tenu de ce que l’intéressée a été dûment convoquée et a été présente lors de la réunion de la commission administrative paritaire compétente le 30 juin 2008 ;
Considérant que la commission administrative paritaire départementale a été régulièrement entendue le 30 juin 2008 ;
Considérant que Melle Catherine BOUTY s’est montrée incapable de dispenser un enseignement adapté à ses élèves dans la respect des programmes , et en prenant en compte leur niveau ;
Considérant que Melle Catherine BOUTY s’est montrée incapable d’instaurer un dialogue avec ses élèves comme avec leurs parents , ce qui aggrave les problèmes qu’elle rencontre dans la conduite de sa classe ;
Considérant que Melle Catherine BOUTY s’est montrée incapable d’ établir un dialogue avec ses collègues , d’écouter les conseils des tuteurs pédagogiques , de prendre en compte les remarques faites par les inspecteurs ;
Considérant l’incapacité de Melle Catherine BOUTY à modifier son comportement
Considérant que Melle Catherine BOUTY s’est refusée à envisager toute possibilité de reclassement dans une autre fonction ;
Considérant qu’une telle carence pédagogique , aussi profonde et irrémédiable ne saurait être tolérée dans l’intérêt du service , et qu’il convient d’en tirer les conséquences ;

ARRETE

Melle Catherine BOUTY , professeur des écoles affectée à l ‘école élémentaire Jean le Bail à Limoges , est licenciée pour insuffisance professionnelle à compter du 1er septembre 2008 .
Melle Catherine BOUTY percevra une indemnité de 27 222 euros qui sera versée dans les conditions prévues à l’article 61 du décret du 16 septembre 1985 susvisé .


J’ai écrit ce livre avec plusieurs objectifs :
- il ne faut pas que mon histoire se perde .
- c’est une chose que j’avais promise à un inspecteur .
- je ne suis plus tenue au devoir de réserve …
- c’est la seule façon de me défendre , autrement , je ne suis pas écoutée .

Ce ne sera qu’un livre de plus mettant en cause l’enseignement . C’est inquiétant . Et révélateur de l’impasse dans laquelle est l’école au vingt et unième siècle .






GRANDEUR ET DECADENCE DE L’ECOLE . DE LA TOUTE PUISSANCE
- du directeur
Le directeur n’est pas le supérieur hiérarchique des autres enseignants de l’école. Il n’est que le relais entre les enseignants et l’administration ...en théorie.
Sur le terrain , le directeur va dans les classes , voit le travail de chacun , observe , note les dires et actes des collègues, leur vie privée… et en informe l’inspection , par écrit ou par oral , peu importe.
Considéré comme un super enseignant , ayant deux casquettes, le directeur sera toujours écouté. Ne voulant pas de vagues dans son école , il sera toujours du côté des parents , voire , même, les incitera à écrire à l’IA, IA = Inspecteur d’Académie (Vous retrouverez les significations des abréviations en fin d’ouvrage)

- des parents
Si vous voulez que votre enfant passe en classe supérieure , alors que son travail est très médiocre , et que son instituteur préconise son maintien , voici le recette:
Une bonne dose de mensonge,
Pas mal de malhonnêteté,
Énormément d’hypocrisie et de mauvaise foi,
1 – critiquez l’enseignant et l’école devant votre enfant.
2 – soutenez toujours votre enfant , quoi qu’il ait pu faire : le pauvre petit , il est si jeune , si innocent ...
3 – inventez une histoire sur l’enseignant ( plus c’est gros mieux ça passe) : grossièretés, exercices trop durs , pas assez (ou trop) de devoirs , a une dent contre votre enfant …
4 – prenez votre plus beau stylo et écrivez à l’IA , avec quelques fautes d’orthographes (voire beaucoup) ou de langue : ça apitoie. En n’oubliant pas de menacer d’une grève des parents ( même si vous êtes seul) ou d’une manifestation.
Vous êtes sûr que la sauce va prendre : un IA ne veut pas de vagues (lui aussi a des supérieurs) et dans l’histoire , c’est forcément l’instit le seul et unique fautif.

- des médecins
Si les parents se plaignent , c’est que l’instit ne va pas bien : il doit donc aller voir un médecin de l’administration. Bien planqué dans son bureau , ce dernier est un administratif avant d’être un médecin. Il a reçu des ordres. Son rapport est déjà écrit avant même la rencontre. Immanquablement , il enverra l’instit voir un psy . Ce dernier vous recevra pendant 3 minutes : agréé pour 3 ans par l’administration , et voulant renouveler son agrément ( car ces « expertises » sont très lucratives) le rapport est là aussi rédigé d’avance. Il vous met systématiquement en congé « pour vous protéger de l’administration » . Et voilà comment on monte un dossier , médicalement artificiel et faux , dossier qui poursuit l’instit toute sa carrière et peut servir de prétexte à une procédure administrative de mise à la retraite anticipée.

L’IEN (inspecteur de l’éducation nationale) , voire l’IA se déplacera (il ne peut pas faire autrement) , ne notera que le négatif d’une classe (il y en a toujours un peu) reprochant à l’enseignant d’avoir fait blanc alors qu’il faut faire noir. Un autre IEN peut venir et dire qu’au lieu de faire noir , il faut faire blanc, peu importent les contradictions. Ces super chefs (qui ont du quitter leur poste sur le terrain tellement ils y étaient performants , à supposer qu’ils viennent de l’enseignement) ne se remettent jamais en cause . Ils se réfugient derrière les instructions officielles , ou les programmes qui changent tous le 3-4 matins. Quant au positif ( il y en a toujours un peu), il sera éludé : l’IEN n’est là que pour la forme , et comme le dit le proverbe : « qui veut noyer son chien… » peu importe l’élève ( pourtant « au centre du système ») , l’IA , faible et trouillard, sort son parapluie , sa petite carrière avant tout…

Le seul qui n’a aucun pouvoir (même pas sur les élèves) c’est … l’enseignant . Lui , il ne fait qu’être devant les élèves, les porter à bout de bras , les faire progresser , essayer de leur apprendre quelques règles de la vie collective , leur donner des repères que ni la famille ni la société ne leur donnent souvent plus , et parfois leur faire entrer dans la tête quelques connaissances , si on peut en dégager des programmes (!!!) qui portent plus sur l’ « être » plus que sur le « savoir ».
C’était pourtant la mission première de l’école : la transmission du savoir. C’était …

CE SCHEMA SE REPRODUIT pour la troisième fois pour moi: une mère , n’acceptant pas le possible maintien de sa fille , a écrit à l’IEN des accusations que je peux démonter point par point par des preuves matérielles . La mère était soutenue par la directrice qui a fait un rapport (si pas écrit au moins oral : l’IA me l’a confirmé). On me reproche mon dossier du passé (à chaque fois l’avenir a donné tort à ces accusations). On me menace (congés , licenciement) , le soir des vacances , bien sûr . On est venu m’inspecter trois fois. Le dernier rapport , qui ne voit que le négatif , est rédigé en terme injurieux et insultants ( le syndicat , inefficace , m’a pourtant dit de le signer) . Les deux premiers rapports comportent des erreurs prouvables . On m’a envoyé des conseillers pédagogiques… dont j’attends encore les conseils (seulement écrits dans leurs rapports à l’IA) .

Les collègues ne comprennent pas cet acharnement, aucun ne voit mes élèves ignorants (nous faisons des décloisonnements = échanges d’élèves entre classes).
Je ne suis pas la seule à qui la directrice s’en prend.
Une collègue se permet de supprimer les récréations , de laisser les élèves seuls dans la classe (pour aller discuter plus loin) , de ne pas assurer sa surveillance de cour… : fautes professionnelles… aucun reproche (la directrice se bouche les yeux et les oreilles) .
Colère, brimée , découragée.


Voici mon histoire…

Tout a commencé dans un petit village de la Creuse , alors que j’enseignais depuis 5 ans , entre une collègue ancienne intermittente du spectacle ayant exercé dans la commune en tant qu’animatrice à la radio locale , et une mairesse qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez , et qui se fait manipuler.
L’année précédente , j’avais exercé en IME (Institut Médico-Educatif , donc dans l’enseignement spécialisé pour déficients intellectuels, ou je n‘étais pas à ma place ) . Cela s’est su , le raccourci a été fait : élèves débiles = instit débile . Mon père est handicapé physique : je suis donc débile …Elle me qualifiera de « petite sotte » et « d’imbécile » et fera croire que si j’ai eu ce poste c’est parce que l’IA ne savait pas quoi faire et s’est débarrassé de moi en me nommant à R. (propos tenus en commission des finances municipales le 13 janvier 2000 !) .J’étais cataloguée .
« On« ne cherche pas à se renseigner , « on » juge sur des apparences . Mais les apparences sont souvent trompeuses . Mon père a eu son CAPES d‘anglais en 1957 , reçu trente quatrième sur cent huit , et à cette époque-là , les diplômes valaient quelque chose . Il a été prof pendant trente sept ans , dont trente cinq dans le même lycée .
La collègue , pour justifier sa reconversion dans l’enseignement , essaye d’éblouir les parents. Elle mène les élèves à coup d’insultes , de vexations , d’humiliation et de grands coups de pieds aux fesses… Et ça marche !!! Les parents y croient : quelle bonne instit ! La mairesse aussi. Il y a même failli avoir une ouverture de classe ! !
Dans le courant de l’année , je suis inspectée : ma note est augmentée de 3,5 points !! L’année se passe , sans incidents .
A la rentrée suivante , la collègue est nommée dans un village voisin , mais ne déménage pas ; et le collègue du village voisin est nommé à sa place : ils échangent donc leur poste.
Les parents éblouis (par son aplomb et son culot surtout) ne veulent pas que leurs petits soient privés d’une si bonne maîtresse … les élèves changent d’école. Mais tous ne la rejoignent pas : beaucoup d’enfants sont scolarisés dans le département voisin , depuis des années . Le phénomène s’accentue alors .
Au moment de la carte scolaire , il y a menace de fermeture de classe . Pourquoi ?
La mairesse lance une « enquête » . Elle dira , en conseil municipal auquel j’assiste régulièrement , qu’ « il faut que les parents y répondent , car il se passe des choses , pas du côté maternelle , mais de l’autre côté » : nous sommes deux à être visés.
L’enquête ne donne rien. Aucune levée de boucliers contre un instit ou un autre , et surtout pas contre moi , comme elle l’espérait … Mais les parents se posent alors des questions . Ils organisent une réunion … où chaque enseignant sera passé au crible .
Pour moi , on me reproche un peu de chahut ( précisons que cette année là , j’avais 8 élèves : on peut se permettre un peu de « bruit » avec un tel effectif) , mais les apprentissages se font. Ceux de la maternelle donnent satisfaction !!! (mais on aimerait bien changer de têtes) . Le nouveau collègue est critiqué et accusé d’ivrognerie. Une lettre à l’inspection en ce sens a été arrêtée par les délégués des parents d ‘élèves. Il organise une réunion . Les parents sont calmés , mais il ne change pas ses méthodes .
Ajoutons à cela un employé communal , pistonné , qui vient systématiquement aux récréations aborder un groupe d’élèves filles . J’en informa la mairesse et lui demande que cela cesse.
Elle ne cesse alors d’harceler l’inspection pour que je parte , m’accusant de faire fuir les élèves.
Ce sera fait : l’IEN m’en informe à la sortie de juin , alors que l’IA voulait attendre la rentrée . A la rentrée suivante je suis déplacée (sans que ce déplacement soit officiel) sur un poste bidon , qui n’aura pour but que de me mettre en difficulté . Je suis traitée de façon inqualifiable par le directeur , et à la fin de mon remplacement de quatre mois , il m’agresse physiquement et verbalement . Puis il écrit un rapport diffamatoire .
Ce qui me vaut l’année suivante d’être mise en congé longue maladie (laquelle , je l’ignore : les psy ont reçu des ordres et y obéissent).
L’année suivante , je change d’école . Les parents se méfient (j’ai acquis une réputation !) mais la directrice calme le jeu en reconnaissant que je suis victime de harcèlement de la part des parents.
Partant à la retraite , elle est remplacée par un directeur , qui lui ne se gène pas . C’est qu’il a atterri là par ce que sur son poste précédent , il avait trop les parents contre lui . Pour détourner l’attention , il me charge à bloc , avec la complicité de tous les collègues , surtout d’une qui prend sa retraite à la fin de l’année . Elle écrira une lettre m’accusant d’avoir abîmé l ’ ordinateur de la bibliothèque ou d‘avoir pris du matériel . Ce qui est faux bien sûr, mais personne ne le vérifiera : ses propos seront pris pour argent comptant . A moi , bien sûr , on ne demandera rien: accusée sans être informée et sans possibilité de me défendre .
Tous ces courriers et rapports , on les a utilisés contre moi sans les porter à ma connaissance ; ils ne m’ont été communiqués que bien des années après, en juin 2007 , quand j’ai moi-même demandé à voir mon dossier . J’y ai alors découvert des choses effarantes , entre autre , un compte rendu de réunion de parents ( l’année ou on m’a mis en congé en janvier) digne d’un rapport de tribunal dans sa formulation . Mais dans un tribunal , l’accusé à le droit de se défendre et de s’expliquer . Ce droit m’a été refusé : ne seraient-ils pas sûr de leurs accusations ?
Re-belote , je suis à nouveau mise en congé ...au mois de janvier. La remplaçante n’a pas rendu les élèves plus intelligents , leur niveau est resté identique . Ceux qui devaient redoubler avec moi ont redoublé avec elle .
Il faut également signaler des événements étranges : la première année , ma voiture n’a cessé d’avoir panne sur panne (jamais avant , jamais après le séjour dans ce bourg) . Puis la deuxième année , n’ayant plus ma voiture , c’est mon électricité (et donc mon chauffage) qui n’a cessé de disjoncter , toujours pendant le week-end , quand je n’y suis pas : cela a cessé quand un boîtier de protection a été posé sur le disjoncteur du couloir, contre les mains malveillantes !!!
J’obtiens ma mutation pour la Haute – Vienne en 2004 .
Mais l’inspecteur de la Creuse attend novembre (alors que je l’ai demandé depuis avril) pour lancer la procédure de réintégration après mon congé imposé.
Je fais la rentrée , puis environ 2 semaines de classe , avant que l’inspection de la Haute-Vienne s’en aperçoive . Je reprends donc réellement la classe qu’à la mi-janvier 2005.
L’année se termine bien . Au dernier conseil d’école , le directeur dira qu’il aurait aimé que je reste , que je me suis parfaitement intégrée dans l’école .
A la rentrée 2005 , je suis nommée dans une école de banlieue défavorisée. J’y arrive en même temps que la directrice , nouvelle elle aussi. Elle prenait la suite d’un directeur très critiqué qui a pris sa retraite .
Cette directrice , a un caractère très spécial . Au lieu d’être fédératrice , et de jouer le rôle d’un chef d’orchestre , elle « divise pour mieux régner » et est la reine des réflexions déplacées et humiliantes contre les collègues : elle n’est pas aimée et tout le monde se méfie d’elle . Malgré tout , l’année se passe sans heurts , ou à peu près . La mère d’un élève que je voulais faire redoubler l’a agressé en fin d’année , d’où procès … m’en a –t-elle voulu ? Je n’y suis pour rien si la mère a eu un accès de colère . La directrice n’a pas les nerfs assez solides pour être directrice !
L’école passe en ZEP à la rentrée suivante. Personne ne nous a demandé notre avis , n’y même si nous voulions y rester ou pas .
J’avais prédis que ce passage en ZEP était une catastrophe ; cela s’est avéré juste :une déferlante d’intervenants s’est abattu sur l’école , ce qui n’a eu pour effet que démultiplier les problèmes : les élèves n’avaient plus de référents fixes , ils devenaient nomades allant d’un adulte à un autre , sans comprendre pourquoi , ni à quoi cela servait. L’école est devenue un hall de gare . Je n’ai quasiment pas pu faire une séance sans être interrompue . Non seulement par les intervenants , mais aussi pour répondre en toute urgence à une enquête de ceci ou une statistique de cela , pour lesquelles il fallait interroger les élèves . Cela n’étant bien évidemment pas propice au travail et ne favorisant pas les apprentissages . Que d’agitation !!! Pour quel résultat ???
Sans oublier l’étiquette que cela a mis sur l’école . Aujourd’hui , les meilleurs de mes élèves en sont partis .
Au cours de cette année j’ai été inspectée trois fois : en octobre ( puis j’ai eu une promotion au choix ), puis en novembre et enfin en avril , après un courrier de parents , courrier qui se contredit entre le début et la fin , et d’une niaiserie incroyable , écrit deux jours après un entretien de la mère avec la directrice. Contactés par mes soins , les délégués des parents d’élèves ne sont au courant de rien . Ils croient que j’ai quitté volontairement ma classe . Je remets les choses au point . Il faut signaler ici que sur les douze délégués des parents , six sont des parents de ma classe : bizarre dans ces conditions là qu’aucun ne soit au courant . Tout a bien été étouffé , fait dans le dos de tout le monde . Cela ressemble fort à un complot .
Entre temps , j’avais eu droit à la visite de la conseillère pédagogique ,qui a écrit des rapports (ce qui n’est pas habituel , mais elle avait reçu des ordres) alors que mes séances n’ont jamais fait l’objet de quelque entretien que ce soit .
Un après midi , je vois débouler dans ma classe l’IA accompagné de l’IEN . Nous commencions alors une évaluation . Que faire ? Je décide de continuer ce que j’avais prévu . Bien évidemment, rien de ce que je fais ne leur convient : je peux faire n’importe quoi , cela ne va jamais , tout est dénigré . Je suis convoqué à l‘inspection deux jours après . Dans l’après midi avant cet entretien je reçois un coup de téléphone de la conseillère pédagogique qui est avec ma remplaçante (!!!) et me demande quelle méthode de lecture j’utilise (en fin des CE1 !!!) : qu’a-t-elle observé lors de ces visites ??? La directrice me reprend les clés de l’école aussitôt .
Je demande immédiatement à la rectrice que le niveau de tous les élèves de CE1 de l’école soit évalué : bien sûr , rien n’est fait : « on » craint trop les résultats .
Je suis retirée de mon poste, l’IA m’interdit de retourner dans cette école ! Je suis libre de me promener où je veux ! La véritable raison est qu’il faut cacher , étouffer .
Je suis mise alors en école d’application (école ou on forme les enseignants) jusqu’à la fin de l’année , avec , comme recommandation , d’aller voir le médecin de l’administration . L’IEN me harcèle , vient me voir , en privé , sans témoin , pour me faire du chantage « vous y allez ou on lance la procédure » . Puis , ce sont les incessants coups de téléphone , ponctuant la journée de leur insistance lourde ...
Chat échaudé craint l’eau froide . Je n’y vais pas . Cette insistante est suspecte .
A la rentrée suivante , j’ai un poste . A la première seconde de la pré-rentrée , je suis cueillie sur mon lieu de travail par trois IEN (dont un stagiaire) et mise en congé d’office . Au bout de trois mois , l’IA est obligé des me « réintégrer » c’est le règlement , mais pas dans ma classe (prise entre temps par une instit en surnombre ) , non , dans la BCD (bibiothéque scolaire) . Un placard, avec au milieu une chaise et quelques vieux livres démodés dont plus personne ne voulait depuis bien des décennies.
La seule chose que j’avais à faire était d’observer les classes ,en passant dans les couloirs , car les portes m’étaient fermées : observation instructive . Les élèves sont insultés , traités d’idiots , l’éducation donnée à la maison est dénigrée (« aucune éducation , ça , à la maison ») , les élèves sont frappés , ou laissés seuls dans les couloirs porte de la classe fermée , ou dans les classes , le temps que la maîtresse aille aux toilettes ou faire des photocopies : quel repère d’organisation pour les enfants ?! Les classes sont souvent en pagaille , des élèves sifflent , ou jettent des crayons à travers la classe , ou baissent leur pantalon … Sans parler du niveau scolaire : ne pas savoir en fin de CP que P et A fait PA me semble extrêmement grave.
A la toute fin juin , l’IA convoque un conseil de discipline : pour ou contre le licenciement . Il a convoqué des témoins : ni mon avocat ni moi n’étions au courant . Le directeur de l’école d ‘application n’a pas été convoqué : à la retraite , il n’est plus aux ordres de l’inspecteur … car le conseil de discipline n’est formé que par des subordonnés à l’IA !!! Ils font ce qu’il dicte.
Le 17 juillet , en pleines grandes vacances , je reçois ma lettre de licenciement . La situation est bloquée jusqu’à la rentrée.
Aucun reclassement ou emploi ne m’est proposé .
Les ASSEDIC ne peuvent pas me verser d’allocations chômage , vu que je viens de la fonction publique . Ce n’est qu’à la mi-septembre , après un courrier des ma part au rectorat , que je reçois les papiers pour avoir cette allocation « sous réserve de remplir les conditions » , trop tard, ce document aurait du être joint à la lettre de licenciement par obligation légale , une fois de plus nous sommes en plein arbitraire , démontrant une fois de plus la réelle volonté de nuire de la part de l’IA . Donc privée de mes droits je n’ai pas un centime .
J’attends la mise en place du nouvel inspecteur , car bien sûr celui qui m’a licenciée a attendu juste avant sa retraite pour me sanctionner : il ne veut pas assumer les conséquences d’un acte injustifié et disproportionné.
Hors , le nouvel IA délègue tout son travail au secrétaire général , qui connaît bien mon dossier : c’est lui qui menait les interrogatoires lors du conseil de discipline ...

Précision importante , l’IA partant connaît bien le petit village de Creuse …et surtout Mme son maire , vous voyez ce que je veux dire !

« La Corrèze parle , la Haute Vienne paye et la Creuse pleure ».

Histoires en Creuse .

Dans la digne lignée de Chaminadour (livre de Marcel Jouandeau , qui dresse des portraits de Creusois )

- Boucherie de L
En 2008 passe sur France 3 un reportage sur des commerçants installés depuis environ un an dans un petit village de Creuse , que je ne connais pas . Ils y ont repris un commerce . On leur avait fait miroiter un revenu mirobolant . Sur place , après un an d’exercice , ils n’ont jamais eu la clientèle annoncée. Interrogés , les autochtones leur reprochent de ne pas dire bonjour , de ne pas bien recevoir la clientèle …mais rien sur la qualité de la marchandise .
Réponse du commerçant : « Si dire bonjour est malpoli , alors où va-t-on ? » Comme il l’a expliqué , s’il y avait eu beaucoup de clients au début , puis de moins en moins , il se serait remis en question . Mais non, la fréquentation a toujours été la même . Alors , qui incriminer ? Car il faut un coupable …
Mon avis est que , voyant les commerçants fermer un à un , la municipalité (sans doute) a essayé d’attirer un repreneur avec des mensonges . Je n’ai qu’une chose à dire à ce couple de commerçants : fuyez !!!

-Dans le village bien connu de l’IA , j’ai essayé de fréquenter les commerces locaux . Je suis allée au bureau de presse . J’y ai acheté des cartes postales . J’ai regardé machinalement la monnaie rendue . La commerçante , agressive : « ce n’est pas la peine de vérifier , je ne vais pas vous voler … » Je suis sortie , regrettant bien mon achat , et n’y suis jamais revenue .
Je suis allée à la supérette . La gérante ne m’a pas quittée des yeux tout le long de mes courses. Voyant cela , je suis ressortie sans rien acheter . Et je n’y suis jamais retournée . Je me suis alors dit que tous les commerces locaux devaient être pareils . Ils valait mieux ne pas y mettre les pieds . Et j’ai fait mes courses ailleurs , bien plus loin .
La secrétaire de mairie était très spéciale : elle m’a fait elle même remplir les papiers pour le recensement alors que je les avais déjà rempli à L . Elle a du se les mettre de côté , avec de faux renseignements , car je me doutais qu’elle me jouais un tour de cochon . Elle en a fait à d’autres . Elle vendait des terrains puis disait après qu’ils n’étaient pas constructibles … et était odieuse avec pas mal de gens . Elle avait la réputation de fouiner dans les classes quand les instits n’y étaient pas . Je ne l’ai jamais vu faire . Mais elle est venue fouiner dans mon logement (un taudis creusois insalubre) : la moitié d’un ancien logement d’instit . L’autre moitié était donné à une association d‘activités pour les enfants le mercredi, très peu fréquentée .
De par le fait , chaque porte était verrouillée : il fallait la clef pour aller aux toilettes ! Il n’y avait pas de volets . Les fenêtres ajointaient mal et j’ai du tout calfeutrer . J’aérais donc par le couloir. La prise télévision était dans la partie « association » . Au début , j’étais envahie par les guêpes : j’ai bouché l’aération de la cheminée dans la cuisine , et le problème a été résolu .
Dès que je me suis aperçue (rapidement) de ses agissements , j’ai changé les verrous . Elle m’en a voulu …
J’assistais aux conseils municipaux : a chaque fois l’école était attaquée par le maire . Il y a eu un problème à la cantine : les repas étaient préparés par la maison de retraite et il fallait les amener à l’école dans des caisses spéciales . Hors , des élèves ont râlé que les repas arrivaient froids . Réponse de la mairesse : « il va y avoir une enquête , et dites bien aux parents d’y répondre , car il se passe des choses à l’école , pas du côté maternelle mais de l’autre côté » .
Le bourg lui-même était infréquentable : pas moyen de se promener sans être surveillé . Par une petite vieille en bas de la rue , par une bande de vieux et moins vieux qui avaient pour habitude de se retrouver dans l’abri du car du collège , en haut de la rue . Il n’était pas question non plus d’y avoir une voiture . Le parking , public , ayant été indexé par les employés municipaux , les voitures « étrangères » étaient systématiquement abîmées : rayures , clous sous les pneus …
Une femme de gendarme confirmera cette ambiance exécrable : elle aussi reste chez elle où elle s’est créée ses petites occupations .
La collègue qui a pris mon poste n’avait qu’une idée : y être le moins possible .
Et après on dit que je « reste dans mon petit logement » !!!
Et après on dit que je ne communique pas !!!


- Après quoi , je suis déplacée dans un autre petit village où j’ai fait un remplacement de quatre mois . Mon arrivée , et ses conditions , avaient été annoncées . Dès le début , le directeur M F. , m’a cherché des histoires .
Dès la prérentrée : ils sont allés manger au restaurant à midi . Je m’étais organisée autrement , je n’y suis pas allée . Cela me sera reproché , de même que de ne pas manger à la cantine (« c’est le moment d’échanges pédagogiques » !) . Le directeur oublie de dire que lui-même y va très rarement . Que je mange casher ne regarde que moi .
D’abord pour le logement . La piscine ne fonctionnant que pour l’été , la municipalité engageait un maître nageur pour cette période , en lui fournissant un logement . Logement qui m’a été proposé. Je l’ai visité : les wc étaient dans le coin d’une pièce , sans cloison . Dans une petite pièce il y avait un lit avec un matelas crasseux . Dans la cuisine, une vieille table et un réfrigérateur d’une autre époque . On voyait les différentes strates de papiers peints : il avait été arraché de façon très irrégulière un peu partout . Je me renseigne auprès de la DDASS : rien ne les alarme , jusqu’à ce que je leur dise qu’il n’y a pas de chauffage . Le logement est impropre à l’occupation , même en été pour une période limitée . Le maître nageur n’avait pas le droit d’y être logé .
A la mairie , la mairesse est prête à me le louer . Sort alors de l’arrière boutique le directeur « mais , il y a les parisiens ! » la mairesse se rétracte . Je ne trouverais pas à me loger et devrais faire l’aller-retour tous les jours en voiture , plus de cent kilomètres . Les horaires de train étant incompatibles avec les horaires de l’école .
Il faut préciser que le directeur est également premier adjoint au maire , et en fait le vrai maire . La mairesse est la pharmacienne du bourg (son mari est médecin) et pense surtout à faire son jogging quotidien avec les copines , tout en papotant .

- Histoire véridique d’une collègue de Creuse .
Elle avait pour habitude de manger à la cantine . Bien anodin . Mais un jour , pour cause d’ hiver, elle est amenée à prendre un médicament pendant le repas . Les élèves la voient prendre une poudre blanche . Suspicion . Ils vont lui faire les poches (noter l’état d’esprit ) . Ils trouvent une boîte sur laquelle il est marqué « cocaïne » !!! Ouh la la !!!!!!!!! Inquiétude. Rapport aux parents . Scandale . Protestation auprès de l’IA . Honteux . Elle est convoquée pour se faire passer un savon , car il ne faut jamais mettre en doute la parole d’un enfant , et encore moins celle de parents .
L’inquiétant dans cette histoire n’est pas tant ce qu’ont racontés les élèves , mais que des adultes , informés et responsables , aient cru à cette histoire : il est de notoriété que la cocaïne est vendue en pharmacie , bien étiquetée , et prise en public !!! Voyons donc !!!

- En poste à La S
J’y suis restée un an et demi .
La première année je n’ai eu que problème sur problème avec ma voiture : quasiment à chaque fois que je la reprenais , elle avait du mal à démarrer , voire ne démarrait pas du tout du fait de sabotages . Lasse des frais que cela m’entraînait , après un an à ce rythme , je décidais de la laisser chez moi , à L . Et d’aller à pied .
Une fois que j’avais amené ma classe au gymnase , une mère d’élève qui faisait sa séance de musculation dans la salle voisine , est arrivée , caméra au poing et a commencé à filmer !!! Bien sûr , je l’ai arrêtée aussitôt , mais faut-il avoir du culot et être sans gêne !
Les livres de la BCD étaient gérés par un ordinateur . Un jour que j’y faisais du travail personnel , une collègue m’en a chassée . Puis m’a accusée d’avoir tenté de piller des fichiers . Un code d’accès a été mis . Le directeur a refusé de me le donner . Je ne pouvais plus gérer les livres , ni travailler . Bien sûr , un courrier a été envoyé à l’IA , ainsi qu’un courrier des parents (j’avais dit aux élèves qu’il faudrait gérer les livres autrement à la BCD ) : personne n’a vérifié , aucune enquête n’a eu lieu . Les parents ont pris au pied de la lettre des dires d’enfants de huit ans à peine et l’IA a pris tout cela pour argent content . Bien sûr , je n’ai eu connaissance de ces courriers et accusations que des années après . La collègue accusatrice a pris sa retraite quelques mois après sa lettre .
Des paroles d’enfants , de parents ou de « collègues » valent plus que la mienne .
L’égalité n’existe pas . La fraternité n’existe pas . La solidarité n’existe pas . L’esprit de corps n’existe pas . L’esprit d’équipe n’existe pas .

Je louais un petit logement dans une maison de rapport (la mairie avait refusé de me louer le logement de l’école , pourtant libre tout le temps que je suis restée sur le poste) . La porte donnant sur la rue était censée rester verrouillée . Mais un habitant de la maison ne la fermait jamais à clef .
Les compteurs et disjoncteurs électriques se trouvaient dans l’entrée , à la portée de n’importe qui . Quand je revenais de week-end , je retrouvais systématiquement non compteur disjoncté . Mon logement était glacial. Je l’ai signalé au propriétaire , qui y a mis un coffret fermé par un cadenas . Ça n’a jamais plus disjoncté !!!

Une collègue du secondaire , venue faire passer le bac à Guéret dira « dans un patelin comme ça , il y a de quoi se flinguer »

Ils ont tué ma chienne , jamais je ne leur pardonnerai .

_________________________

Texte écrit en deuxième année de formation , à la demande du professeur de français , à chanter sur un air de Brassens :
Une petite instit
Qui aimait le fric
On la parachute en Creuse
Et on la traite de gueuse
La rumeur lui crie:
« Toujours des vacances
Bande de fainéants
Et jamais contents »
On la met en classe unique
Elle devient neurasthénique
On l’oblige à faire un stage
Elle en pète son embrayage
On la met à La Courtine
Elle devient autiste infirme

Le logement .

Quand j’ai débarqué , ma première recherche a été un logement . Mais vers le 3 septembre , il n’y avait plus rien . Alors j’ai logé dans deux hôtels . C‘est peu pratique pour préparer sa classe . Puis un logement s’est libéré . Je payais régulièrement mon loyer et entretenais ledit logement . Quand j’en suis partie , le propriétaire n’a pas voulu me redonner la caution , sous prétexte qu’il avait fallu faire passer une entreprise de nettoyage . Je lui en ai alors demandé la facture : il a bien été incapable de me la montrer . Il m’a finalement redonné mon argent . Mais les autres locataires (maison de rapport de 8 logements) ont été informés de ses pratiques .

Ailleurs , je n’ai trouvé qu’un logement infesté de puces . La cuisine avait été démolie pour aménager un jardin public ; mais la porte n’avait pas été changée : j’avais donc une porte intérieure devenue extérieure , fermant avec une clef générique , et qui avait un grand carreau simple , qui s’enlevait de lui même . Dans le séjour , quand le temps était humide , les joints du carrelage étaient imbibés d’eau qui remontait du sous-sol , le logement étant au rez-de-chaussée . Les radiateurs avaient été rajoutés , branchés sur des prises bricolées . Tout cela est très salubre et sécuritaire en creuse.

Le dernier que j’ai occupé avait été retapé par le propriétaire lui-même . L’électricité a été installée aux moindres frais . Pour économiser quelques mètres de goulotte (c’est vrai que pour les quatre logements de la maison , cela aurait augmenté de beaucoup les frais !) La prise électrique de la cuisine a été mise à l’entrée à gauche. La porte ouvrant vers la droite , là où se trouvait la pièce elle-même , je devais faire passer un fil soit par dessus , soit par terre pour brancher mon four . Dans la pièce principale , il y avait deux prises : une à l’entrée , une à l’extérieur de la salle de bain (où il n’y en avait pas) . J’ai donc du mettre le lit à l’entrée du logement , je n’avais pas le choix . Le lino avait l’épaisseur du papier de cigarette et n’était pas collé .

Nommée en classe unique , j’ai demandé un logement au maire ; Il s’est engagé à refaire entièrement un des deux logement d’instit inhabité depuis des années . A la rentrée , rien n’était fait : les rumeurs ont circulé du petit village à celui-là . Une semaine avant la rentrée , je fini par trouver un logement : une cuisine en couloir se limitant à un évier , un pièce communicante , et à l’étage , une salle de bain – WC datant d’une autre époque , et une chambre . L’état général du logement est tel que le propriétaire engage 8 000 francs de travaux . C’est une partie d’un ancien bistrot – logement . Les autres pièce sont inquiétantes : un chambre avec un lit et un baignoire juste à côté ( cela me fait penser à une salle des tortures ) , les murs sont recouverts de moisissures… Je paye deux mois de loyers , soit 4 000 francs . Le jour de la pré-rentée (que je dois quand même faire) , je suis informée que je ne prends pas mon poste et suis mise en congé d’office ! Le propriétaire me demande des explications (logique) : je le renvoie au maire . Comme le propriétaire est un gros employeurs de la région , j’espère qu‘ il y a eu des remous ...

Aujourd’hui , les « professeurs des écoles » n’ont plus droit au logement . Nous ne sommes donc plus sur place , avons du trajet à effectuer chaque jour , multipliant ainsi les risques d’accidents et d’absentéisme . De plus , cela n’est pas propice au travail sérieux de la préparation de classe et crée de la dispersion . Dispersion des adultes , dispersion des élèves : l’école est une vaste foire .

La patate chaude.

L’inspecteur d’académie , très sûr des faits qu’il me reproche , a attendu plus d’un an avant de lancer une procédure. Durant ce lapse de temps , menace et tentatives d’intimidation et de chantage de sont succédées , il en est toujours ainsi pour harceler quelqu’un . Par le déplacement d’un IEN tout d’abord , me prenant seule dans un bureau bien fermé , sans témoin et sans m ‘avoir prévenu de sa visite . C’est illégal ( une fois n’est pas coutume ) . Puis par téléphone : d’abord l’IEN lui-même , puis sa secrétaire , avec lui par derrière qui lui soufflait ce qu’il fallait me dire.
Pour me faire du chantage .
Si j’allais voir leurs fameux médecin de l’administration , j’aurai un remplacement pour les jeudi et vendredi de la semaine suivante , autrement dit , il me promettait un remplacement de deux jours durant le pont de la Pentecôte ou les écoles étaient fermées… Je n’invente pas , c’est authentique …
Il ne faut pas avoir peur du ridicule .
Assumez vos paroles , messieurs les supérieurs à tout .

La sécurité de l‘emploi.

Le licenciement dont je suis victime est très inquiétant pour toute la fonction publique : il remet en cause la fameuse sécurité de l’emploi que l’on a tant , par jalousie , reprochée aux fonctionnaires : « vous êtes mal payés , mais vous , vous avez la sécurité de l’emploi » . Ne soyez plus jaloux , la sécurité de l’emploi des fonctionnaires appartient désormais au passé. Nous sommes maintenant tous égaux face à l’abus de pouvoir et aux petits chefs locaux .
Il faut signaler ici que les enseignants ne sont payés que dix mois par an . Mais pour ne pas faire de « trou » en juillet et août , le salaire des dix mois est réparti sur les douze mois de l’année .
Dans le privé , les salaires sont trois à quatre fois plus élevés que dans le public , pour compenser le fait de cette « non sécurité de l’emploi » . Le public , le privé , cela est la même chose à présent : les salaires des anciens fonctionnaires doit donc être réajustés en conséquence : il faut les multiplier par trois ou quatre et payer douze mois . Ou alors , pour niveler tout le monde , on peut également diviser par trois ou quatre les salaires du privé et payer dix mois . Sinon, on pourra dire aux ex-fonctionnaires : « vous êtes bien moins payés que nous , et vous n’avez même pas la sécurité de l’emploi » ... imbéciles .


Une époque formidable.
En ces temps de crise , et pour relancer la consommation , il est de mauvais ton de jeter de l’huile sur le feu . Et pourtant …Les petites gens , dont je fais partie , ne sont pas complément idiots . Ils économisent et comptent chaque centimes . Et il ont raison . Depuis l’euro , les prix ont flambé . C’est une réalité , quoi qu’en disent les économistes et les pseudo sondages . Alors, oui , il faut comparer , épargner (mais pas à la banque) et surtout se détacher de la société de consommation . Nous ne pouvons plus nous permettre ce luxe . C’est du passé .
Entre les loyers , la nourriture , les factures d’eau , d’électricité , de gaz , de téléphone , et surtout les impôts , il ne reste plus rien de la paye .
Les supermarchés profitent aussi : ils ne donnent plus de sacs , ils en vendent . Leurs prix n’ont pas baissé pour autant : double bénéfice pour eux , sur le dos du client , une fois de plus . Avant , je pouvais remplir autant de sacs que je voulais , d’autant qu’ils étaient maniables . Maintenant , je ne rempli que le sac que j’amène . Et je ne vais pas plus souvent faire mes courses . Je consomme moins , c’est tout .
Arrêtons d ‘ acheter tout ce qui n’est pas vital : produits chimiques et gadgets camelotes « made in China » en tout genre . Cela pollue non seulement avec les usines de fabrication , mais aussi notre environnement de vie . Il est bien connu que l’air extérieur est plus sain que celui de la maison .
Plus de vacances , restaurant , télévision , informatiques , jeux vidéo , téléphone portables , cinéma … tous ces bouffeurs d’électricité : les centrales nucléaires ne sont pas propres . Les appareils électroménagers sont de mauvaise qualité exprès pour faire consommer . Mais plus nous consommons , plus nous polluons . Mes grands-parents ont achetés un réfrigérateur en 1956 . Il leur a duré jusqu’à la fin de leur vie , soit 30 ans , avec pour seule réparation le changement du joint . Qui peut en dire autant aujourd’hui ?
L’homme est le plus grand pollueur de la planète . La seule solution , pour ne plus polluer , est de supprimer l’homme ; « Il est nécessaire de réduire des trois-quarts la population mondiale » disait Haroun Tazieff .
Quand je vois la quantité de vêtements « oubliés » dans les écoles , cela me fait bondir . Les enfants en ont tellement qu’ils n’en prennent pas soin , ne savent pas avec quoi ils viennent à l’école , oublient le bonnet ou le pull dans un coin , et ne les reconnaissent pas . Il n’y a pas d’école sans une rangée de portes manteaux bourrés de vêtements qui « n’appartiennent à personne » .
Marchons , allons à la bibliothèque , rencontrons-nous autour d’une activité quelconque … cela recréera les liens sociaux qui manquent tant .
Sans oublier les yeux de nos chers petits : toujours devant un écran . De télévision , d’ordinateur, de console de jeux et autres gadgets . Inquiétant . Mais la vue des enfants importe peu , pourvu qu’ils s’amusent et nous laissent tranquilles .
C’est que l’on en prend soin de nos chers petits . On est soucieux de leur bien être et de leur santé . Et à ce titre là , on les laisse faire ce qu’ils veulent . Il ne faut surtout pas les contrarier , nos chères têtes blondes . L’ère de l’enfant roi est loin d’être finie . Pourtant , la discipline est une preuve d’amour .

Je ne dis pas qu’il faut revivre comme au temps des cavernes ou à la bougie . L’homme d’aujourd’hui , s’étant lui –même fragilisé avec le soi-disant progrès , en est bien incapable . Mais il faut revivre de façon raisonnable , sans consommer à outrance .

Tout est fait pour l’étouffer , mais pour la première fois depuis des décennies , l’espérance de vie a diminué ( source : UNESCO ). A qui la faute ? Car nous sommes dans une société où il faut absolument trouver un responsable . Ce phénomène rend impossible la retraite à soixante-dix ans . Déjà aujourd’hui , les petits vieux sont pauvres . Ils ne peuvent plus aider leurs enfants ou petits enfants à s’installer dans la vie . De leur côté , les jeunes sont pauvres aussi , car précaires ; ils ne peuvent pas aider leurs parents ou grands-parents .

En fait , la crise est bien entretenue : il ne faut surtout pas permettre une révolte . Tenons le peuple par l’argent : c’est le nerf de la guerre .

On peut également faire des économies à l’école : quel gaspillage de papier ! Il n’y a pas si longtemps , les élèves n’avaient que quelques cahiers et stylos . Quand je vois la liste de fournitures demandées aux parents , et la quantité de cahiers , classeurs , calepins et photocopies , je bondis . Est-ce que les enfants en travaillent mieux pour autant : non . Ils sont noyés sous ce matériel qu’ils ne savent pas gérer , et ont bien du mal à ranger dans des casiers qui ne sont pas prévus pour autant de matériel ou au format de celui-ci.
L’allocation de rentrée devrait être versée directement aux écoles , en fonction de leurs effectifs . Car il y a en septembre un boom sur les ventes d’électro-ménager , l ’argent ne servant que très peu pour l’école , que ce soit en primaire ou au secondaire . Je suis très choquée quand il est dit que cette allocation doit servir à habiller et à nourrir les enfants . Cela veut-il dire que quand ils ne vont pas à l’école , les enfants se promènent nus et ne mangent pas ? Le renouvellement des vêtements coïncide par hasard avec la rentrée , à la fin de l’été pendant lequel les enfants ont beaucoup grandi et où les vêtements de l’année précédente ne leur vont plus . Mais , école ou pas école , il faut bien s’habiller . C’est un minimum vital que les parents doivent assurer pour leurs enfants , et s’ils ont des problèmes , les allocations familiales et autres aides sont là pour les seconder . Mais l’allocation rentrée ne doit en aucun cas servir à ce genre de dépense !
Et Noël , ce grand moment de dépenses de l’année . Que fait Noël ( et la Toussaint , et l’Epiphanie , et Pâques , et l’Ascension , et la Pentecôte ) dans une école dite laïque ? Les enseignants , surtout en maternelle , font faire le calendrier de l’Avent en classe : c’est une pratique religieuse décrite dans la Bible ! Et personne ne proteste . C’est dans ces périodes là que l’on apprend à nos chers petits à dépenser , avant même de gagner le moindre argent . Et après leur avoir fait miroiter toutes ces belles choses brillantes , inutiles et consommatrices (voire les illumination des villes) d’énergie , on s’étonne qu’ils soient frustrés , exigeant de l’immédiateté .
On essaye à tout prix de « civiliser » les pays sous développés . Qu’on leur apporte l’eau potable est certainement une bonne chose . Mais je ne suis pas sûre qu’industrialiser ces pays le soit . Ce sont certainement eux qui sont les plus écolos de la terre aujourd’hui . Et je pense que nous devrions prendre exemple sur eux , et non pas le contraire .
Faut-il aujourd’hui être mal dans sa peau pour se réfugier derrière des biens matériels à outrance . Les « gens du voyage » ou ceux qui ont choisis de vivre en camping-car ont tout compris : ils ont une vie saine , ne peuvent pas entasser beaucoup de matériel et sont les plus écolos de nous . Ça me tente ...


De nos jours.
Quand on demande quelle a été la plus grande invention du vingtième siècle , les gens répondent l’ électricité . La fameuse « fée électricité » . Oui , elle a amélioré la vie , au début . Car avec le recul , je ne pense pas que tout ce à quoi elle est utilisée soit bon pour l’homme . L’éclairage est bon . Le chauffage est bon. Mais les centrales nucléaires ne sont pas bonnes du tout . Alors pour éviter la construction de nouvelles centrales , limitons notre consommation .
La mode maintenant est aux ampoules à économie d’énergie . Mais là encore , la charrue est mise avant les bœufs : on veut imposer une technologie qui n’est pas au point et qui peut être nocive pour la santé . (Présence de mercure, émission d’ondes à haute fréquence…)

Le racket.
On nous rabat les oreilles avec la sécurité routière . Chacun est responsable de sa vie . Si je ne veux pas mettre ma ceinture , ça me regarde . D’autant qu’elle me coupe le cou m’entravant ainsi dans mes mouvements . Je préfère adapter ma vitesse aux conditions climatiques ou de circulation , ou à mon état plutôt qu’à des limitations de vitesse artificielles faites uniquement pour donner des PV . Les radars automatiques ne sont qu’un piège à fric . Le petit citoyen est totalement déresponsabilisé . On fait de nous une société d’assistés : il faut que cela cesse . Laissons les gens se prendre en charge ; tout le monde en est capable , pourvu qu’on nous laisse faire .
J’ai eu deux PV : le premier en Creuse , parce que ma voiture n’était pas garée dans le bon sens : je n’étais pas la seule , mais j’étais la seule immatriculée ailleurs … le deuxième , en sortant du « placard » : l’adresse sur l’attestation d’assurance et la carte grise n’était pas la même : 135 euro . Et quelques jours plus tard , je me suis refaite contrôler par la même fine équipe , qui a regardé les mêmes papiers : pour leur poire , cette fois : j’avais fait changer ma carte grise . Une façon facile de se faire de l’argent , sur le dos des pauvres gens . Je considère cela comme un impôt supplémentaire, du racket .
Les routes ont été aménagées de telle façon qu’il y a des rails partout : bordures de trottoirs , îlots centraux , gendarmes assis … nous sommes petit à petit , insidieusement , privé de notre liberté . il y a quelques années , faire un tour en campagne , pour décompresser , était agréable; c’est aujourd’hui stressant : je ne peux pas sortir sans tomber sur des gendarmes . Je sors de moins en moins , et donc consomme moins , car en général , chacune de mes balades avait pour but un commerce quelconque ...
Les morts par accident de la route, drogue ou alcool sont une façon de réguler le chômage , la précarité , le déficit de la sécurité sociale et la surpopulation de la planète.
Pourquoi empêcher les jeunes de vivre leur jeunesse . Elle aura peut être été courte , mais belle. Que va leur apporter la vie d’adulte dans le contexte actuel ? Rien que des tracas .
C’est choquant : tant mieux .

Il y a trop de lois . Quoique l’on fasse , on est toujours en infraction , alors tant qu’à faire on s’en fout .

Trop de règlement tue le règlement .

La vie est belle !

Moralité : je sors le moins possible , et hors ravitaillement alimentaire , je ne vais quasiment plus dans les magasins . Et encore moins au centre ville où tous les parkings sont payants . Et je convertis systématiquement en francs, on voit bien mieux les hausses de prix.

C’est cela , la relance de la consommation !

Parce que c’est la mode , faut-il suivre comme des moutons ?
Un peu de caractère et de personnalité , que diable !!!

Un pays qui n’a pas une fonction publique forte , c’est un pays qui n’a plus d’unité , ou règnent l’anarchie et le chaos , ou pullulent les petits chefs locaux , qui vit comme au Moyen Age .
En décentralisant et en régionalisant à outrance , la France n’a plus aucune unité . La nation n’existe plus . En conséquence de quoi , l’éducation nationale ne peut plus être , ni les programmes nationaux , ni les lois , ni les institutions , ni la justice , ni le chef de l’état (puisqu’il n’y a plus d’état) , ni …

L’autre jour , je suis allée rendre visite dans une clinique privée où le personnel était en grève car la pérennité de la clinique , et donc leur emploi , était menacée . Ils s’étaient postés à l’entrée du domaine, sur la partie privée de la clinique , et ils empêchaient les voitures de passer . J’ai essayé de forcer la passage , rien à faire . J’ai du faire du 4X4 par dessus le talus un peu plus loin ( ce qui , au passage n’a pas arrangé ma voiture , une horizon de 1978 ) . Il y a eu incidents sur incidents , d’autres personnes faisant comme moi . Du coup , ils ont mis des piquets et tendu une signalétique de chantier (ruban rouge et blanc) pour empêcher les patients d’escalader . Ils avaient mis une voiture de la clinique en travers de l’autre entrée . Ils ne laissaient passer que les urgences . Leur but était d’embêter les actionnaires (donc les médecins) en empêchant les consultations . J’ai trouvé cette attitude totalement irresponsable et puérile , indigne d’un personnel qui a pourtant fait serment d’aider tous les malades . Ils ne pouvaient pas savoir si une consultation n’allait pas révéler une urgence . Ils ont fait preuve de discrimination : les patients non-valides ne pouvaient pas se faire soigner . J’aurai fait comment , si j’avais du rester en dehors du parking , pour faire passer le fauteuil roulant de mon père (qui en définitive a été gardé pour la nuit) ? Ces gens-là ont fait preuve d’un total non-professionnalisme et ne méritent pas leur diplôme , ni leur emploi . Je ne me ferai pas soigner par eux dorénavant : ils ont démontré leur manque total de professionnalisme .
Je ne suis pas sûre que ce soit en faisant fuir les clients qu’ils préservent leurs emplois .
Cela prédit de beaux jours si la fonction publique disparaît , ce qui est , insidieusement , en train de se passer .
La suppression de milliers de postes est une preuve sans appel de la faillite de l’état qui a fait banqueroute économiquement et socialement .

De même que les retraites au rabais que l’on nous prépare (pour les chanceux qui y auront droit). Vive le bas de laine .

En conclusion , les fonctionnaires sont des précaires , comme tout le monde.

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« Et le Seigneur regarda notre travail , cela lui plut beaucoup . Il demanda à voir notre salaire , se retourna et se mit à pleurer . »

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« je quitte mes élèves avec un peu de tristesse , certes , mais l’Education Nationale avec une réelle jubilation . Car je ne supportais plus la police qui l’accompagne , faite de petits chefs et de frustrés qui n’aiment ni les élèves ni la transmission du savoir , eux qui célèbrent exclusivement l’ordre , la hiérarchie , la discipline , l’autorité , la soumission . Ils parlent de création de la personne , fabrication de la liberté , structuration de l’autonomie , initiation à la responsabilité , et pensent cahiers de textes , contrôle des présences , billets d’absence , avertissements , colle , conseils de discipline , interdiction de redoublement . Ils prétendent former des individualités , en fait , ils jouissent de produire des domestiques qui leur ressemblent . »
Michel Onfray

Les médecins de l’administration.

Quand des parents râlent , « on » ne va surtout pas vérifier si ce qu’ils disent est vrai : « on » les croit . Tout ce qui est écrit est forcément vrai pour l’administration . « On » a peur d’eux . Alors « on » les calme . « On » sanctionne l’instit . « On » l’envoie voir d’abord un médecin de l’administration . Bien planqué dans son bureau du rectorat . J’avais pris les devant une fois : dans tout ce que je lui disais , j’avais raison , on ne pouvait pas me reprocher ceci ou cela … Puis , j’y suis retournée après que ce « médecin » ait reçu un dossier fourni par l’administration . Ouh là là !!! Plus rien n’allait , j’étais gravement atteinte … J’ai eu connaissance des documents utilisés des années plus tard , dont un compte rendu de réunion de parents d ‘élèves rédigé comme un jugement de tribunal : « considérant que … » ...
Devant un tribunal , l’accusé a le droit de se défendre , de s ‘expliquer . Je n’ai pas eu cette possibilité. A l’école , aucun parent n’est venu me voir . Personne ne s’est plaint . Tout a été fait dans mon dos , ce qui prouve l’honnêteté et la bonne conscience des ces gens et surtout la fausseté des accusations , ainsi que le courage de leur opinion : s’ils avaient été sûrs d’eux , ils seraient venus me voir . Pire , « on » a utilisé contre moi des documents sans me les communiquer . « On » m’a retiré le droit fondamental de m’expliquer . C’est illégal . Quelle importance . On piétine d’un coup les articles 10 – 11 et 12 de la déclaration universelle des droits de l’homme dont la France est paraît-il le pays ; bouffonnerie .
Basé là dessus , le « médecin » de l’administration m’envoie voir … un psychiatre : qui d’autre , quand il n’y a aucune maladie avérée . C’est la deuxième fois que l’on me faisait le coup . La première fois , le psy m’a mise en congé « pour me protéger de l’administration » !!! En un quart d’heure , j’étais la cinquième personne qu’il passait : quelle « expertise » ! ! !
Le premier comme le deuxième ont agi en administratif . Le traitement médical de la situation a été totalement occulté par les ordres qu’ils avaient reçu .
Pensez , agrée pour quelques années seulement (3 ans; il me semble) , et grassement payés (j’ai entendu dire 1 000 F par « expertise » : quel fromage pour eux , facilement gagné ) ) , ils ont intérêt à obéir aux ordres des administrations qui les agrées s’ils veulent que leur agrément soit renouvelé !!! Le traitement humain de l’affaire , ils s’en foutent…
La première fois , je suis restée toute une année scolaire entière en congé . Ces congés allant de 6 mois en 6 mois , j’ai cependant été réintégrée de façon anticipée : j’ai pu reprendre à la rentrée suivante . Et cela , malgré le traumatisme et la déstabilisation qu’entraînent forcément un congé artificiel aussi long . En effet , quel suivi et équilibre pour la pratique du métier ! On se demande après pourquoi j’ai perdu certains réflexes , pourtant acquis en formation et au cours des années ininterrompues de pratique . Mais cassez le rythme , et tout fout le camp …. Même si les réflexes reviennent vite .
La deuxième fois , j’ai été retirée de ma classe en janvier … c’est bon pour les élèves : mais ça n’a rien changé . Que ce soit avec moi ou avec une autre instit ,ceux qui devaient redoubler ont redoublé . Un enfant à même été orienté en établissement spécialisé contre l‘avis des parents . J’avais essayé de les mettre en garde . J’ai essayé d’éviter que cet enfant aille au RASED . Mais les parents ont insisté … A la rentrée suivante , le cas est passé aux informations régionales : l’enfant a été retiré du système scolaire et gardé à la maison . Ils l’ont voulu , leur RASED , ils l’ont eu . Qu’ils ne viennent pas râler . Qu’ils se débrouillent avec leur connerie et assument les conséquences de leurs actes .
J’ai demandé ma réintégration dès le mois d’avril , car une telle inactivité est infernale pour moi .
J’obtiens alors ma mutation en Haute-Vienne , puis un poste . Je fais la rentrée … et deux semaines après , je reçois un coup de téléphone de l’administration qui me dit que je dois partir : n’ayant pas été réintégrée , je n’ai pas le droit d’être en poste . Belle organisation de l’administration : la secrétaire était en insuffisance professionnelle...
Je quitte la classe en pleine mâtinée , dès que mon remplaçant est là.
L’administration de la Creuse a lancé ma procédure de réintégration en novembre , soit 8 mois après ma demande . Comme si (!?!?) « on » voulait me nuire et me faire avoir une réputation en Haute-Vienne …
Il leur a fallu une contre expertise pour enfin accepter que je reprenne … à la mi-janvier . Drôle d’années scolaire , pour moi , pour les parents (qui ont alors eu une certaine opinion de l’administration) et surtout pour les élèves … mais il paraît qu’ils sont au centre du système…
Entre temps le directeur avait téléphoné dans mon ancienne école : mon ancien directeur lui a alors dressé un portrait catastrophique de moi . De quoi bien me cataloguer . Mais sans aucun fait précis … et pour cause .
Quand je suis revenue sur mon poste , le directeur m’a accueilli très froidement , et m’a engueulée : qu’est-ce que j’avais fait , qu’est-ce qu’on me reprochait ? Est-ce une histoire de mœurs ? … Il est vrai qu’à force d’accuser sans rien de précis , on peut imaginer n’importe quoi. J’ai fini l’année dans cette école . Sans incident . Au dernier conseil d’école , en plein air dans la cour , avec une trentaine de personnes , le directeur dira qu’on a été content de m’avoir , qu’il aurait aimé que je reste et que je m’étais parfaitement intégrée . OUF! enfin quelqu’un d’intelligent ! Au moins , malgré les rumeurs précédant mon arrivée , il a eu l’honnêteté de me juger sur pièce .

L’administration a essayé une troisième fois de me faire passer devant un psy : chat échaudé craint l’eau froide , j’ai résisté . Je suis allée voir mon médecin , qui m ‘a fait un certificat de bonne santé . Et qui , sur ma grande insistance , m’a indiqué un psy que je suis allée voir . Verdict : ce n’est pas la peine que je retourne le voir , je n’ai pas besoin de lui !!! Ce qui prouve la non-objectivité des « médecins » administratifs .
Les psy sont à fuir et m’ont fait beaucoup de mal . Ce sont des gens nuisibles et malfaisants. Et des ripoux.
Je hais les « médecins » de l’administration et les psy . Je ne leur fais pas confiance . Vade retro satanas .

Portrait d’un psychologue scolaire : toujours habillé en noir . Fume comme un pompier . Ne conduit pas . Loge à l’hôtel . Ecume les bars . Vient à l’école tous les trois mois , dans le meilleur des cas . Dit à une élève qu’ « il la prendra bientôt » en décembre et ne revient qu’en mars . A dépassé l’âge de la retraite , mais « exerce » encore .




Le médiateur.

Pour éviter les « médecins » administratifs , j’ai fais appel au médiateur , autrement dit , à l’administration .

Il connaissait bien l’IA , était un de ses grands copains … tiens donc !
Il m’a écouté . Il a vu devant lui quelqu’un qui avait bien la tête sur les épaules et qui connaissait son métier . Nous partagions pas mal d’idées pédagogiques …
Puis il est allé voir l’IA : plus rien n’allait , j’étais irrécupérable … j’ai eu beau argumenter que tout ce que l’on me reproche , je l’ai vu dans plusieurs classes dans plusieurs écoles , « il y a une petit quelque chose qui fait toute la différence » . Si c’est si petit que cela , est-ce qui ça vaut un licenciement ?
Conclusion : ne jamais aller voir le médiateur de l’administration , il sera forcément du côté de celle-ci . Le médiateur n’est ni plus ni moins qu’un agent infiltré de l’administration . Je les soupçonne même d’exister simplement pour faire parler les plaignants , répéter cela à l’administration pour permettre à cette dernière de contrecarrer le râleur , et, sachant ce qu’il a dans le ventre , mieux lui tomber sur le rabe .
Un beau panier de crabes .

La formation , des écoles normales aux Instituts Universitaires de Formation des Maîtres .

- L’école normale.
Elle n’était pas mixte . Il y avait un concours pour les garçons , un concours pour les filles , de même qu’il y avait des écoles de garçons et des écoles de filles .
Le concours se passait avant d’y entrer . Ceux qui étaient reçus, avaient alors peu de

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